Let's see what the Big Apple can do for its Freedom
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Now this is the American Dream! This is the American Dream! Le rêve américain... Tout le monde en a déjà entendu parler. Le seul problème, c'est qu'il faut se rendre à l'évidence. Chaque personne interprète cela à sa façon. Chacun se donne sa propre motivation, cherchant à atteindre son but. Dommage que les intentions de tous ne soient pas forcément les meilleures. New York. The "Big Apple", comme on dit. Une ville pleine de mixités sociales et ethniques, ou tous ont appris à se côtoyer. Evidemment, il est normal de vivre des hauts et des bas, mais cela n'enlève rien à la réputation de la ville. Connu à travers le monde pour ses quartiers, Time Square, Central Park ou encore la Statue de la Liberté, voilà un endroit qui en fait rêver plus d'un. Cependant ce que les gens voient depuis l'extérieur n'a rien à voir avec ce qui se passe en réalité...
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A n'importe quel prix

   

   Italie, il y a six ans environ …

Trois heures du matin, mon téléphone sonne et me réveille en sursaut. Ma tête est lourde, je cherche à taton mon téléphone dans l'obscurité de ma chambre et, quand je mets enfin la main dessus, je réponds d'une voix ensommeillée.

-Hm ? Elena ? Quelque chose ne va pas ? Sianna ? Elle ne t'a pas dit ? Elle passe la nuit chez moi. Ah tu la connais, toujours dans les nuages ! Y a pas de soucis, Ciao.

Sitôt raccroché, je me relève subitement, comme si ma nuit n'avait pas été interrompue brusquement. Évidemment, Sianna n'est pas chez moi. J'avais dit ça pour la couvrir … mais la couvrir de quoi ? C'était bien ça le problème. Et puis normalement, elle arrive à couvrir ses arrières elle même, et je ne sais pas systématiquement où et avec qui est-ce qu'elle sort, mais là il y a trop d'inconnus … et je ne suis plus tranquille.
Je venais de couper la conversation avec Elena, je compose aussitôt après le numéro de Sianna. Une sonnerie, deux, trois … pas de réponses. Bon. Messagerie. Je coupe et réitère l'expérience cinq minutes plus tard. Toujours pas de réponses. Je laisse un message cette fois.

-Sianna, c'est Jez. T'as mère m'a appelé. Je lui ai dit que tu étais avec moi … où es-tu ? Rappelle moi.

Je raccroche, me recouche, mais me relève cinq minutes plus tard. Je ne suis pas tranquille … Je rappelle. Toujours pas de réponses.

-Là je commence sérieusement à paniquer … Appelle moi vite.

Je recommence plusieurs fois en l'espace de trente minutes, et toujours rien. D'habitude, elle ne me laisse pas m'inquiéter et me rappelle rapidement. Quelque chose ne va pas, j'en suis sûre. Réfléchis Jez, réfléchis ! Je fouille dans mon téléphone et déniche le téléphone d'une de ses amies. Je compose le numéro et une voix ensommeillée me répond. Le contact se fait assez difficilement, le temps que je parvienne à réveiller suffisamment la demoiselle pour qu'elle comprenne la raison de mon appel. Elle hésite à me révéler la vérité, je m'énerve. Elle finit par me révéler que Sianna est sortie retrouver un groupe de camé … Elle n'a pas besoin de m'en dire plus. Je lui demande l'adresse et raccroche. Je m'habille rapidement, vérifie que mon arme est chargée, prends mon couteau et file dans ma voiture … L'adrénaline et la panique m'animent, je vois rouge.

   
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Jezebel Macguire feat. Sianna Corallo
Vous vous attendez sûrement à une nouvelle histoire concernant une gamine qui a mal vécu son enfance, ballotée entre différentes familles d'accueil ou totalement délaissée par sa famille. Et bien désolée de vous décevoir mais c'est pas vraiment mon cas. Enfin, je peux pas dire qu'il y a jamais eu de problèmes dans ma vie et que j'ai simplement décidé de devenir une chieuse parce que j'avais rien d'autre à faire de mes journées. Par où commencer?.. Bon déjà, dans ma fratrie on est trois. Enfin disons trois qui ont le même sang plus ou moins. D'abord y'a eu mon frère, qui a dix ans de plus que moi, Gianluca. Et il y a eu ensuite Paola, ma soeur de huit ans de plus que moi. Ils ont pas vraiment suivi les traces de la famille. Ah ouais parce que le truc dont je parle c'est que ma famille fait partie de la mafia. Enfin, ma mère, le père de Gianluca et puis le mien aussi. Je dis ça parce que le père de Gianni et Paola est mort parce qu'il a trahi le chef de la mafia. Il lui avait fait perdre une sacrée somme d'argent si j'ai bien compris. Et c'est ma mère qui l'a dénoncé. C'était pas vraiment un homme bien. Moi j'ai pas connu mon père. Il est mort peu de temps avant ma naissance. Accident de voiture à ce qu'on dit. Mais d'après ma soeur, Paola, ce serait une famille rivale qui aurait causé sa mort. En soit, le résultat est le meme. Vous l'aurez compris, c'est moi la plus jeune. J'ai dix ans de moins que mon frère et huit de moins que ma soeur. Autant dire que l'écart était assez important pour qu'il n'y ait pas vraiment de lien qui se crée entre eux et moi. D'autant plus qu'en réalité je ne suis que leur demie-soeur. C'est pour ça que je m'estime plus qu'heureuse que ma mère ait décidé d'accueillir Jezebel à la maison à l'époque. A mes yeux c'est ma seule et unique soeur. Pas de Gianluca, pas de Paola. Juste Jez. Le soucis c'est que depuis toute petite j'ai toujours été du genre à m'attirer des ennuis. Non pas parce que je voulais attirer l'attention sur moi mais plus parce que je suis du genre naïve malgré moi.

Faire le mur n'a jamais vraiment été difficile vu à quel point je suis forte pour disparaître. Il me suffit de grimper sur un toit et de passer de l'un à l'autre jusqu'à être hors de portée de vue de ceux que je veux éviter. En l’occurrence ce soir c'était ma famille. J'avais rendez-vous avec un groupe de potes que je m'étais fait en revendant une ou deux fois de la came. J'ai jamais vraiment touché à la drogue moi. Enfin à part la clope. J'ai commencé à 13 ans, mais pour l'instant personne n'a jamais remarqué. En même temps, il faudrait qu'ils pensent à regarder dans les caissons des volets à l'extérieur de la maison pour trouver mes clopes, ou qu'ils soulèvent certaines tuiles des maisons voisines... Du coup autant dire que je risque pas grand chose pour le moment. Enfin bref. Ce soir, c'était censé être une soirée comme toutes les autres. Moi, un groupe de mecs, de la bière, des clopes et des bons délires autour d'un feu allumé avec des cartons à pizza. Mais j'avais absolument pas prévu que les choses se déroulent de la façon dont elles se sont déroulées finalement...

Au début je m'étais dit que j'allais faire comme tout le monde. Que j'allais pas être la seule du groupe à pas planer alors que tous les autres étaient totalement défoncés. Du coup je me suis laissée avoir et j'ai fini par en prendre aussi. La drogue, l'alcool... Au début c'était cool, je me sentais bien. Puis certains mecs ont fini par sortir des verres et des bouteilles de vodka et de whisky. Là ça a dérapé... Au fil des verres j'ai commencé à me sentir mal. Puis j'ai été comme... assommée. En fait j'étais là sans l'être. Consciente de ce qui se passait autour de moi mais incapable de faire quoi que ce soit. Comme prisonnière de mon corps. C'est la raison pour laquelle je n'ai rien pu empêcher. Au début ça avait commencé avec un jeu de la bouteille quand j'étais encore plus ou moins maîtresse de mes actions, et ils se battaient presque pour pouvoir m'embrasser. Puis ça a fini par les mecs qui se mettent à poil... Qui me déshabillent sans me demander mon avis... Et j'imagine que vous pouvez facilement deviner la suite... Comme je l'ai dit, j'étais bien incapable de protester même si j'avais l'impression de hurler dans ma tête sans que personne ne m'entende. Comme si j'étais piégée à m'égosiller dans une pièce insonorisée. J'entendais mon téléphone sonner pendant qu'ils me passaient dessus l'un après l'autre... Mais j'étais bien incapable de bouger et de décrocher. J'arrivais à peine à distinguer le nom de l'appelant qui s'affichait sur l'écran... Jez... En mon fort intérieur, j'étais en train de prier pour qu'elle me trouve. Pour qu'elle vienne me sauver... Qu'elle me sorte de cet enfer dans lequel je m'étais mise moi-même. Une fois qu'ils eurent terminé de tous tirer leur coup, ils me laissèrent sur le tas de fringues qui avait servi de lit pendant la dernière heure ou demie-heure. A vrai dire je n'avais pas la moindre idée de combien de temps s'était passé. Mais à mes yeux c'était comme une éternité. Ils retournèrent près du feu, me laissant là alors que je commençais à peine à retrouver ma voix même si j'étais bien incapable de bouger.
©junne.
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   Les pneus crissent sur le bitume, la gomme chauffe et laisse sur son passage une odeur de caoutchouc brûlé. Je file sur les routes endormies. La ville n'est pas si grande, et j'ai appris à connaître plus ou moins chaque être qui la constitue. Sans connaître la réelle identité de ce groupe de jeune, je connais au moins leur réputation. Et de ce que j'en ai entendu … ça ne me rassure absolument pas de savoir Sianna avec eux. Peut être que je me trompe, et sincèrement je l'espère. Mais je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter, surtout quand ça concerne ma petite sœur. Car même si nous ne sommes pas liées par le sang, je l'ai vu naître, et on a grandit ensemble. Alors je la considère réellement comme ma sœur. Et toucher à ma sœur, c'est s'exposer à de graves ennuis.
Je me gare à l'endroit indiqué, dix minutes après avoir quitté mon appartement. Un peu plus loin, je distingue un feu de camp. Tout semble calme … trop calme. Je prends mon pistolet, laissé sur le siège passager le temps du voyage, vérifie qu'il est chargé et débloque la sécurité. J'ai déjà tiré, au centre de tir pour m'entraîner … sur des bouteilles, des vieilles boîtes de conserve pour améliorer ma précision. J'ai déjà aussi tiré dans la jambe ou dans l'épaule de mecs récalcitrant à vouloir collaborer, ou qui se montraient trop menaçants … Mais jamais d'une balle mortelle. Je suis plutôt habile niveau précision …
Sortant de la voiture, je glisse mon arme dans mon dos, dans mon jean et me dirige d'un pas décidé vers ce qui semble être le cœur de la soirée. Malgré leur état d'ébriété clairement avancé, mon arrivée ne tarde pas à se faire remarquer. Mon regard est aussi sombre que glacial et sans dire un mot, je balaye l'espace du regard à la recherche de Sianna. Quand je l'aperçois, à l'écart, étendue, nue, sur ce vieux tas de vêtement, je serre les dents et me tends. Les ordures … Ma rage monte en flèche, passant directement au stade d'une colère froide, destructrice.

-Tiens, tu t'es perdu ma jolie ?

Pitié … Je tourne un regard meurtrier sur l(homme qui s'avançait, en titubant vers moi. Je l'ignore et m'approche de Sianna pour m'agenouiller face à elle. Première chose, vérifier qu'elle est consciente. Qu'est ce qu'ils ont bien pu lui donner pour qu'elle soit dans cet état. Je tapote sa joue pour vérifier ses réactions. Je tâche de me montrer la plus douce possible, mais la rage fait trembler mes mains, et l'inquiétude aussi. Elle a les yeux ouverts mais ne réagit pas beaucoup … pas suffisamment pour que je sois rassurée.

-Sianna … tu m'entends ?

-Hé t'entends quand on t'cause ? Tu crois qu'tu peux t'incruster comme ça ? Laisse la celle là, elle est trop out pour réagir … En même temps avec c'qu'on lui a mit ! Raille le même connard qui continuait de s'approcher.

Mais il est stoppé net par le canon de mon flingue qui se braque sur lui, et certainement par mon regard assassin, tandis que mon index se crispe sur la gâchette.
La rage dirigée vers ces hommes associée à l'inquiétude extrême que j'avais pour Sianna mettait mon sang en ébullition et mes nerfs en bouilli.Pourtant je ne tremblais pas, et l'arme pointée sur l'homme alcoolisé ( et plus ) ne bougeait pas, ne trahissant aucune peur, aucune hésitation, juste une détermination implacable. L'homme visé se fige un instant quand mon arme se braque sur lui, et ses copains également, leurs regards ahuris pointés sur moi. Puis, le premier se met à rire, ce qui enclenche rapidement les éclats de rire de ses petits camarades, devant mon regard devenu incrédule.

-Nan mais t'es sérieuse meuf ? Ramasse ton jouet, tu vas te blesser, c'est pas fait pour les minettes de ton genre ces machins là. C'est c'qu'on a pas arrêté d'dire à ta copine. T'veux pas v'nir t'amuser avec un autre genre d'arme hein ?!

Concluant sa tirade en secouant nonchalamment le fameux paquet qu'il avait entre les jambes, il crache au sol et termine de me décider quant au sort que je leur réserve à cette bande de porcs. Alors que jusqu'à présent mon arme avait été dirigé vers le crâne du premier homme, je baisse mon bras et appuie sur la détente. Dans une détonation sonore, la balle part de loger dans son entrejambe. Ce premier coup déclenchant autant les cris de la « victime » que de ses acolytes, ces derniers s'agitent. Mais ils ont à peine le temps de réussir à se relever que j'en fais de même et vide mon chargeur sur chacun d'eux. Les balles fusent et mon regard est plus glaciale que jamais, plus destructeur qu'il ne l'a jamais été. Je les abats tous les trois sans aucune pitié, sans qu'aucune peine, qu'aucun sentiment, autre que la haine, ne me traverse.
A la fin, lorsqu'il ne me reste plus qu'une seule balle, qu'il ne reste plus de vivant que l'homme radicalement castré, et que le silence semble enfin revenu … enfin je reprends mon souffle. Mais je n'ai pas terminé. Je me dirige vers le dernier survivant et me pose à califourchon sur lui. Il semble avoir tellement mal qu'il n'est même plus capable de pleurer, ni de crier. Dans son regard, je lis la peur, et je m'en délecte.
Mon regard toujours aussi glaciale planté dans le sien, un très fin sourire redresse la commissure de mes lèvres.

-Quoi ? Tu ne t'amuse pas .. ?

La seconde d'après, mon sourire s'efface totalement, un dernier coup de feu résonne dans l'obscurité de ces lieux et l'homme à terre rend son dernier souffle dans une grimace mortifère. Je ne fais même pas attention au sang qui était venu m'éclabousser. Sianna était toujours étendue pas loin … L'inquiétude reprenant le dessus sur ma rage, je vais la rejoindre rapidement, me remettant agenouillée à ses côtés, attrapant sa main. C'est là, face à la froideur de sa peau, à son état, que les tremblements me gagnent et ma gorge se serre.

-Sianna, Sianna ! Tu m'entends ?

   
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Jezebel Macguire feat. Sianna Corallo
Vous êtes-vous déjà demandé ce que cela faisait d'être mort? Allez, soyez honnêtes, on s'est déjà tous posé la question. C'est dans la nature humaine de savoir ce qui nous attend. On a peur du futur, peur de l'inconnu. Et la mort, c'est la plus grande des inconnues qui se trouve dans l'équation de notre pauvre existance. Si je me suis déjà demandé ce que cela pouvait faire de mourir? Bien sûr que oui. Oui, malgré mon jeune âge je me suis déjà posé la question. En même temps, regardez ma vie... Fille d'une famille mafieuse, macaque qui passe sa vie sur les toîts et qui en prime se drogue. Non franchement, venez pas me dire que ça vous surprend comme tableau. Quoi qu'il en soit, j'aurais préféré ne jamais ressentir ça. Parce que si c'est pareil quand on meurt, et bien je peux dire sans mentir que j'ai peur de la mort. Je ne le montrerai pas forcément ou bien je ne le crierai pas sur tous les toits pour éviter de me faire descendre trop rapidement, mais j'en ai peur. Être prisonnière de son propre corps, avoir conscience de ce qu'il se passe mais ne jamais pouvoir rien faire contre ça... Je crois que c'est la pire des sensations qui existent. Encore pire que ce que peut faire à votre amour propre le fait que trois hommes vous violent avec la plus grande fierté du monde. Aidez-moi... J'ai envie de hurler, de me débattre, de m'enfuir à toute vitesse sans même prendre le temps de ramasser mes affaires. De grimper sur un toit, de m'éloigner et de me mettre hors de portée de cette bande de porcs. S'il existe un moyen d'oublier, que quelqu'un me dise ce que c'est. S'il y a un moyen de remonter le temps, et bien que l'on me donne ce moyen. Je serais prête à tout pour ne jamais me souvenir de cette soirée. Ne jamais avoir commis cette erreur. Et pourtant... Mais alors que je commençais à abandonner lentement, me laissant sombrer dans le sommeil intense qui me submergeait depuis quelques temps déjà, une voix me tira de ma léthargie. Ou tout du moins me fit revenir ne serait-ce qu'un peu à moi. A une vitesse qui me paraissait folle mais qui devait sembler on ne peut plus normal pour le reste du monde, je clignais des yeux. Puis avant même que je ne puisse faire quoi que ce soit, une scène des plus macabres se déroula devant moi. Jezebel, qui était réellement là devant moi et non une quelconque hallucination, venait d'abattre mes agresseurs. Le temps que je ne me rende compte de ce qui se passait, tout était déjà fini. Une douce chaleur vint entourer ma main bien rapidement, et sans même que je ne le remarque je rendis cette étreinte de ma main glacée. Je serrais cette main que je sentais dans la mienne. Parce que je savais que c'était elle.

Jez... Pardon...

Une voix faible et éraillée était sortie d'entre mes lèvres. Porteuse de beaucoup de choses, démonstratrice de ce que j'avais pu vivre. De ma peur, de ma douleur, de mes regrets. De ma honte aussi. Mais malgré tout ça je ne pouvais pas me résoudre à la lâcher. J'avais besoin d'elle. Maintenant plus que jamais. Rassemblant toutes les forces dont je semblais disposer sur l'instant, je me redressais avec peu d'assurance avant de me blottir contre ma soeur. Des sanglots secouaient mes épaules, recouvertes comme le reste de mon corps de chair de poule. Et d'hématomes. De coupures aussi par endroits. Un squat n'est définitivement pas le meilleur endroit pour s'allonger... Encore moins pour ce qui s'était passé ici. Mais alors que lentement la chaleur corporelle de ma grande soeur me réchauffait, j'avais l'impression que peu à peu je retrouvais mes esprits. Je reprenais possession de mon corps et de mes facultés. Malheureusement la douleur montait également en flèche. Malgré tout ça, je me sentais enfin en sécurité.

J'ai mal... Jez je... Je te demande pardon...
©junne.
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